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Démocratie ou pas  Démocratie ou pas - 21 octobre 2010Ces derniers jours, dans le contexte des "manifs" de rue des opposants aux projets de "réformes", et plus généralement à la politique de "l'Élysée", soit "l'exécutif", certains thuriféraires de ce dernier nous rappellent que nous sommes en "démocratie parlementaire" et qu'il ne peut être envisagé que la "rue" s'oppose à une décision votée par les parlementaires "élus du peuple".
Peut-être ... tout en rappelant que les élus le sont à un instant "t" et qu'ils ne reflètent pas la sensibilité du peuple à l'instant "t" + 2 ou 3 ans, ce qui semble le cas aujourd'hui concernant le régime des retraites. Par ailleurs, il convient de rappeler que les députés de la "majorité présidentielle" sont élus sur la base du programme de leur président qui s'était engagé à "ne pas toucher" à la retraite à 60 ans ; ainsi la fidélité à leur mandat exigerait qu'ils s'opposent à la réforme de la retraite à 62 ou 67 ans, même si leur président a, entre temps, changé d'idée (comme il a changé de conjointe ! ).
Cela étant, ces évènements m'ont rappelé et permis de retrouver une ancienne "chronique au jour le jour" qu'il me paraît intéressant de mettre au propre aujourd'hui : |
|   Démocratie ou pas - 21 octobre 2009Par surprise, le parlement a voté une taxe que devraient payer les banques et basée sur leurs bénéfices. Le gouvernement n'étant pas d'accord, le parlement devra re-voter ! Bien plus, un député a dû "avouer" s'être "trompé de bouton" et dit qu'il "ne recommencerait pas" ! Ainsi les votes sont sous surveillance de l'exécutiff et peuvent être annulés s'ils ne plaisent pas àce dernier ! que voilà une conception curieuse, sinon nouvelle, de la démocratie ? Le député pour lequel j'ai voté est-il libre de légiférer en son âme et conscience ? Apparamment non, il ne peut le faire qu'avec l'accord de son "groupe" ou gouvernement.
Dans une récente conférence, M Abensour, philosophe de son état, nous disait que la démocratie, selon Hegel, devait être la traduction dans les faits d'une opposition dialectique entre État et citoyens. Cela me paraît une bonne définition, ce qui implique au minimum, pour une démocratie parlementaire, que les "élus" n'aient pas d'ordres à recevoir du dit État.
Ainsi, pour revenir aux évènements du jour, face à un parlement aux ordres, il apparaît que la "rue" représente infiniment mieux la "démocratie" que les élus" qui ne respectent pas la dignité de leur fonction. |
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