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Chronique de mauvaise humeur |   25 avril 2010Il y a déjà quelques jours, monsieur Nicolas Sarkozy nous a annoncé qu'il allait entreprendre le "ratissage" des banlieues. Ah mais ! ce ratissage sera-t-il exécuté avant ou après "karchérisation ".
J'en ai marre de ces petits cons nés, non pas avec une petite cuillère mais une louche en argent dans la bouche et qui, après avoir passé leur jeunesse à glander à Neuilly ou autres lieux déshérités, prétendent, aujourd'hui, sans la moindre culture historique, comprendre et résoudre les problèmes que posent à la collectivité les heureux occupants des "barres" et des "tours" abusivement appelées "cités" ou "quartiers".
Non pas à leur intention : il n'y a aucune chance qu'ils me lisent et de toutes façons, ils s'en foutent, mais peut-être à celle de mes petits-enfants ou de mon entourage.
Petit rappel historique :
I. Dès le début des années 50, organisation d'une véritable "traite" de main-d'œuvre originaire d'Afrique du Nord et, tout particulièrement d'Algériens. Ces derniers, issus de "départements" "bénéficiaires" d'une carte d'Identité spéciale mentionnant "Français de religion musulmane" ... Cette traite était nécessitée par la ré-industrialisation de la France et, par la suite pour les besoins du BTP. Elle a été grandement facilitée par la misère effroyable, une véritable famine qui affectaient les populations "indigènes" locales (cette misère éclaire d'un jour cru le "bilan positif de la colonisation" ; pour ceux qui la mettraient en doute, ils peuvent en trouver témoignange dans les chroniques d'Albert Camus ou les souvenirs de Monique Hervo, édités par le Seuil : "Chroniques du bidonville".) Cette main d'œuvre, en grande partie illettrée, (ce qui par la suite a posé quelques problèmes aux employeurs comme PSA) était amenée à pleins bateaux et, le plus souvent "lâchée" aux portes des villes avec le conseil d'aller "se loger" dans les bidonvilles éclos aux périphéries. Dans ce contexte, ces derniers étaient majoritairement occupés par des célibataires dont les salaires étaient majoritairement utilisés à permettre aux familles "restées au bled" de survivre.
II. Rapidement, dès la fin des années 50, on a assisté à un premier "regroupement familial" forcé : femmes et enfants fuyant les "opérations de maintien de l'ordre", c'est-à-dire la destruction programmée par l'armée française (artillerie ou napalm) des douars et/ou plus simplement s'échappant des barbelés qui les enfermaient dans les "camps de regroupement" (la politique du "rouleau compresseur" du général Challe a enfermé dans ces camps près de la moitié de la population rurale). Monique Hervo, dans ses souvenirs précités, nous laisse un témoignange, traumatisant pour le lecteur, des conditions de vie dans le bidonville de Nanterre, de 1959 à 1962 : Exactions et violences policières gratuites quasi-quotidiennes sans oublier les nombreuses "disparitions" par noyades dans la Seine. Et cela dans des conditions de "logement" qui ont même scandalisé des entrepreneurs blancs de l'Afrique du Sud, venus visiter des chantiers de préfabrication : "Nous traitons mieux nos nègres que vous vos arabes" !
III. Dans le même temps, construction de dizaines de milliers de logements (grâce entre autres à la main-d'œuvre des bidonvilles) sous forme de "barres" et de "tours", sur des terrains en friche, le plus souvent à la périphérie des communes de banlieue des villes, dans le cadre des "secteurs industrialisés", "programmes millions", "grands ensembles", "villes nouvelles" ... sous la houlette de maîtres d'œuvre ou maîtres d'ouvrage qui s'autoproclamaient "urbanistes". Cette construction de masse aussi bien publique (HLM) que privée par des "investisseurs" (Clichy-sous-Bois) était objectivement nécessaire pour rattraper un énorme retard datant de l'avant-guerre. Elle a permis de loger des "Français de souche" et l'afflux des Pieds-Noirs "rapatriés" d'Algérie après 1962, mais évidemment pas les heureux occupants des bidonvilles.
IV. C'est un doux euphémisme de dire que nombre de ces "ensembles" n'étaient et ne sont pas des réussites sur le plan de l'urbanisme, n'étant que de vulgaires "logeoirs" sans aucune des prestations publiques ou privées qui font une "ville" et, dans un environnement hyper-bétonné, sans les "avantages de la campagne". De ce fait, dès le milieu des années 60, aidés par l'augmentation des niveaux de vie (les trente glorieuses) et l'extension galopante de la motorisation individuelle, de nombreux premiers occupants ont voulu et pu s'extraire de ces "logeoirs", qui pour retrouver les centre-villes, qui dans les "pavillons en bande" prévus en quantités dans les "villes nouvelles". Il peut être noté que ces déménagements ont été sciemment motivés par un intense matraquage publicitaire : "les Français veulent habiter une maison individuelle".
Quoiqu'il en soit, de grands ensembles collectifs (et les pires de tous) se sont vidés de leurs premiers occupants remplacés par les familles des bidonvilles dont "l'éradication" commencée dès 1965 était pratiquement acquise en 1975. Très logiquement, les ensembles en question sont instantanément devenus des ghettos.
Ces ghettos sont le refuge aujourd'hui des fils et petits-fils des enfants des bidonvilles. Ils n'ont pour toute mémoire, toute culture que la mémoire de leurs parents : la ségrégation, l'exclusion, l'humiliation et comme antidote : le "foutebôle", la publicité, le culte du fric, la religion prêchée par des fanatiques ignorants, donc in fine, la haine.
Seul, peut-être, un catharsis collectif pourra extirper un jour ce cancer qui ronge notre collectivité, mais certainement pas les effets de manche présidentiels et encore moins "l'oubli du passé". Il est au demeurant curieux que les tenants d'un tel oubli sont les mêmes qui demandent aux Turcs de reconnaître le génocide arménien : vérité au-delà de nos frontières, mensonge à l'intérieur.
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|  22 juin 2010Information la semaine dernière : le sujet de philosophie du bac, section littéraire : "Faut-il oublier le passé pour se donner un avenir ?"
À ma grande honte, j'avoue que ma 1ère réaction a été de me souvenir d'un sketch de Pierre Dac et Francis Blanche, ce dernier interrogeant le premier, assis sur une (fausse) planche à clous et déguisé en fakir :
- Fakir Rabinnatah, pouvez-vous me dire l'avenir de Monsieur ?
- Oui je peux
- Il peut le dire !
- L'avenir de Monsieur est devant lui, s'il se retourne, il l'aura dans le dos !
Aujourd'hui, au delà du canular, il me paraît nécessaire de mettre au propre un commentaire "au jour le jour" que m'avait inspiré l'écoute des médias : |
|   5 avril 2011nterview ce matin de Madame Kosciusko-Morizet concernant Fukushima. Après des propos convenus concernant le drame vécu par le Japon, la dignité de sa population, etc, Mme NKM s'est cru obligée d'évoquée la bouffée d'oxygène, l'espoir retrouvé,etc, qu'a été pour les Japonais la visite, en coup de vent, de M. Sarkozy à Tokyo, visite qui a donné espoir à toute la nation,etc. Je ne sais ce que cette pétasse de luxe "faisait dans le civil" avant d'être ministre ; simplement, j'estime qu'arrivée à ce stade, la flagornerie devient indécente pour ne pas dire obscène ! À nous donner honte d'être français ! Petit rappel du même ordre : Au moment des ambitions du prince Jean 1er, quand d'aucuns s'étonnaient de son jeune âge, un grand mamamouchi de l'UMP (M Lefebvre il me semble) rétorquait : "Quand on a un père qui est un génie, il est logique que le fils etc ...!" |
|   29-30 septembre 2011Vu dans les programmes télé de la semaine communiqués par Télérama, à une journée d'Interville, trois films, chaudement recommandés par le journal, consacrés aux traumatismes que les guerres, toujours en cours, d'Afghanistan et d'Irak, ont provoqué chez les militaires Américains, Britaniques ou Français.
Je le conçois parfaitement ayant souvent réfléchi, et même "chroniqué" sur les traumatismes dont était responsable la guerre d'Algérie, non seulement sur les jeunes envoyés là-bas par une certaine "gauche unie" mais sur toute la société française. Cela étant, je dois avouer une certaine gêne, pour ne pas dire plus, devant l'apitoiement témoigné aux militaires occupants et l'absence de tout sentiment à l'égard des populations locales ; sont-elles "traumatisées" ? Par ailleurs, tous les militaires envoyés là-bas ne sont-ils pas volontaires, sinon "professionnels". Qu'est-ce qui les pousse à choisir ce métier à la con ; que l'on ne me dise pas que c'est la volonté de défendre la civilisation chrétienne contre "l'axe du mal" !
Sur le même sujet, je me rappelle également, lors de la "1ère guerre du Golfe", ma gêne, sinon ma honte d'être Français, quand je voyais et entendais, une bande "beauf" franchouillards, sur un bateau de tourisme sur le Nil, applaudir à tout rompre l'annonce des bombardements "alliés" sur Bagdad.
Qui va produire, un jour, un téléfilm consacré au traumatisme d'anciens SS ayant été contraints de participer au massacre d'Oradour sur Glane ? |
|  1 et 2 janvier 2012Selon France-Inter, Monsieur Hollande a envoyé une lettre à "ses" électeurs de la "primaire" socialiste, à l'occasion de la nouvelle année. Merci pour eux ... Dans cette lettre, publiée dans "Libération", Monsieur Hollande, paraît-il, annonce, s'il est élu, le "changement" en 2012. Ah mais !
Un slogan de plus, mais pas nouveau du tout. Je ne peux que me souvenir, à l'occasion des élections législatives de janvier 1955, (à l'époque la "social-démocratie" appelait à voter pour arrêter une "guerre imbécile et sans issue"), je me souviens disais-je d'un mur à Montreuil-sous-Bois (93) sur lequel on pouvait admirer un stock d'affiches collées les unes à côté des autres :
- "Votez charles Hernu pour que ça change"
- "Votez Dides pour que ça change"
- "Votez Jacques Duclos pour que ça change"
- "Votez XXX (j'ai oublié le nom) pour que ça change"
(Comme une con, à l''époque, j'ai voté pour le dénommé Duclos, lui permettant, avec beaucoup d'autres, d'envoyer le contingent en Algérie, apporter la bonne parole stalino-chrétienne.)
Je me permets de rappeler à nos récipiendaires qu'il existe d'autres images de style que le "changement" quelque peu galvaudé :
- "Nos adversaires ont mené ce pays au bord de l'abîme"
- "Je vois le bout du tunnel" ... à utiliser 6 mois après l'élection victorieuse !
- "La crise est derrière nous"
- " Il faut rétablir la confiance"
etc ! |
|   5 janvier 2012À propos des sondages, je lis dans le dernier numéro du Monde Diplomatique un article du regrétté Pierre Bourdieu. Je résume : "Les sondages ne fournissent que "des réponses à des questions que les sondés ne se posent pas".
C'est bien vrai, mais ne peut-on pas imaginer pire : Seule, pour les "nouveaux chiens de garde", la publicité faite aux réponses présente un intérêt "manipulatoire", ne peut-on imaginer dis-je, des réponses sans la moindre question préalable. (Yvan Audouard l'avait imaginé en son temps !)
Suite à une petite enquête personnelle dans mon entourage, je n'ai trouvé personne se souvenant avoir été sondé sur une question politique. Par contre, je dois l'avoir été moi-même une fois : il m'était demander de noter de 1 à 20 suivant telle ou telle affirmation. En totale honnêteté intellectuelle, mes réponse étaient toujours "extrêmes", de ce fait, si ce sondage a connu une quelconque publicité, mes réponses n'ont pas été prises en compte. |
|   14 janvier 20121- Ce coup ci, c'est fait : "nous" avons perdu notre "triple A" sans même qu'un mec de l'Agence Machin se trompe de bouton. Du côté du gouvernement, ce n'est pas grave, on peut vivre sans, et puis, d'ailleurs, l'Agence en question a oublié de noter que, grâce à l'action de notre éminent président, ça ira bientôt beaucoup mieux. Du côté de "l'opposition", c'est très grave, et on se demande ce qu'il faudra faire pour récupérer le troisième "A" disparu. Enfin du côté du "centre", c'est certaineent grave, mais c'est de la faute des deuxautres, qu'il est temps de "dégager" ... quoiqu'on propose de "gouverner" avec eux. À votre bon coeur, nous avons perdu nos trois "A", mais nous conservons nos trois, quatre ou cinq cons.
2- Entendu sur "TLM" : "L'industrie culturelle" "pèse" aux USA quelques 170 milliards de dollars. Comme quoi, la Culture n'est qu'un "marché" comme les autres ! Par ailleurs, on doit, paraît-il, supprimer l'examen de culture générale au concours d'entrée à "Sciences-Po". C'est logique et normal : il convient de ne pas confondre "culture" ("Quand j'entends ce mot, je sors mon revolver", comme disait un des maîtres à penser de nos élites) et "industrie culturelle" seule digne d'intérêt parce que quantifiable sur les "marchés". |
|   15 janvier 2012Monsieur François Fillon, dont certains prétendent qu'il est "premier ministre" ou quelque chose comme ça, met au défi Monsieur Hollande, qui prétend remplacer son patron, de "soumettre" son programme économique à l'agence Machin. En voilà, enfin, une bonne idée et demandons à l'agence en question de désigner le patron.
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|   16-17 janvier 2012Les deux "faits divers" de cet hiver :
1- Le "scandale" des prothèses mammaires : Pourquoi ne parle-t-on pas, prioritairement, de la connerie des pétasses emperlouzées qui, n'ayant pour toute culture que les images de la "press people" et croyant se valoriser en voulant ressembler aux mannequins anorexiques (et probablement siliconées), font appel à la chirurgie "esthétique". Je comprends à la rigueur ce genre d'opération au bénéfice de femmes ayand dû subir l'ablation d'un sein cancéreux, encore que ... j'ai le souvenir de ma mère qui, opérée à 42 ans en 1941, a pu s'en passer et, néanmoins, vivre à peu près normalement jusqu'à son décès en 1945.
2- Le naufrage du paquebot géant Costa-Concordia au large de la Toscane : Je me souviens avoir contemplé, depuis la terre ferme, un de ces spécimens de "tourisme concentrationnaire", consistant à faire balade sur l'eau, une "barre HLM" (de luxe) de 5 à 7 étages. Cette simple vision m'a dégoutté à tout jamais d'une quelconque croisière même si on me l'offrait. On me dit, par ailleurs, que ces croisières en question "créent des emplois" (de smicards à Saint-Nazaire et de larbins à bord) et participent à la "croissance". Comprendra-t-on, un jour, que la "croissance" obtenue par ce genre de conneries, alors que 20 ou 30% de la population mondiale vit sous le "seuil de pauvreté" (en oubliant d'évoquer ceux qui crèvent de faim) est une connerie, que dis-je une provocation intolérable ? (Il faudra, un de ces quatre matins, que je m'attelle à étudier la différence entre "emploi" lié à une "fonction" utile, sinon nécessaire, au "fonctionnement" de nos sociétés complexes et "travail" qui n'est souvent qu'un esclavage subi. Au sujet de ce dernier, je me souviens avoir lu qu'en Allemagne, les chômeurs, pour ne pas perdre "l'habitude du travail", devaient, pour bénéficier d'indemnités de chômage, exécuter des travaux totalements inutiles). En d'autres termes, il me parattrait nécessaire de répertorier les "fonctions", les "activités" : "indispensables", "utiles", "agréables", "inutiles", "nuisibles" au "fonctionnement" harmonieux de nos sociétés dans leur complexité. Ce travail e recherche dépasse, bien évidemment mes modestes capacités, j'estime qu'il serait bien nécessaire ! comme exemple d'activité totalement inutile, je retrouve une "chronique au jour le jour" du 27/11/2009, consistant simplement à retenir une "information" découverte dans Lyon-Magazine avec un tout petit commentaire. Rappel : Les "niches d'emploi" de Mme Lagarde, chronique Économie du 18/02/2010. |
|   20-21 janvier 2012Enfin un débat, digne du Peuple Français que l'on dit le plusintelligent du monde : " Les Parisiens mangent-ils, sans le savoir, de la viande "halal" ?" Selon une certaine Marine Le Pen, c'est certain et extrêmement grave et personne pour dire qu'on n'en a rien à foutre ! Dans un souci d'oecuménisme que l'on ne saurait me reprocher, je propose que l'on présente aux bouchers de la viande "halal-casher". Pourquoi pas ? hélas, il n'existe pas une alimentation "papiste", ça manque. Après tout, on trouve bien, en novembre, du "Beaujolais nouveau casher" ... Enfin, dernière suggestion aux "têtes pensantes" qui entourent notre éminent président : plutôt que de démentir les allégations de Mme Le Pen, organiser un référendum à ce sujet ! |
|   1er mars 2012 Feuilleté, à réception, le Télérama de la semaine du 3 au 10 mars. Découvert une émission "Special investigation" le lundi 5mars à 22h40 (que je ne visionnerai pas), consacré à un scandale de "trafic d'organes, prélevés, en son temps, sur des civils serbes massacrés par "l'armée de libération du Kosovo" (l'UCK) après sa "victoire" acquise, entre autres, grâce aux mirages de Monsieur Serge Dassault, avec l'appui moral enthousiaste des nos "grandes consciences" MM Philippe Val, Bernard Henri-Lévy en particulier. Ces dernières qui ont tenté, après la victoire de l'UCK, de nous faire le coup des charniers remplis de cadavres albanais, vont-ils réagir ? J'en doute. |
|  22-31 mars 2012- Suite aux meurtres à Montauban de trois militaires (de la Légion Étrangère) et à Toulouse de trois mômes dans un école juive, la police a repéré, puis flingué le coupable, un certain Mohamed Merah.
- Après les premiers meurtres de Montauban, ce dernier était présenté comme un "pro" virtuose de la gâchette capable, tout en courant, de flinguer un mec en pleine tête.
Curieusement, ses capacités avaaient bien baissé, lors du siège de son appartement à Toulouse par les hommes du "Raid" : alors "qu'armé jusqu'aux dents", il n'a pu en blesser qu'un seul, au pied, parès que sa porte ait été enfoncée au bélier !
- Alors que les hommes du Raid avaient consigne de récupérer vivant, Merah a néanmoins réussi à se précipiter à la fenêtre (à quel étage ?) avec "une balle dans la tête et une dans le ventre" !
- Le repérage de Merah a pu être très rapide, car il était, depuis des mois, sinon plus, dans le collimateur des flics, de par ses contacts avec les milieux "salafistes", ses voyages dans "les camps d'entraînement" des Talibans au pakistan et un train de vie infiniment supérieur à ses moyens déclarés.
- Enfin, selon M Yves Bonnet, l'ancien patron de la DST (déjà cité par moi au sujet de la Libye), Mohamed Merah n'aurait été qu'un vulgaire "indic" bien connu des services de la police.
Cette qualité expliquerait-elle l'attitude des hommes du "Raid" et l'interdiction faite au Parlement d'enquêter à ce sujet ? C'est le danger que représente les "indics" : sont-ils manipulés par la police ou manipulent-ils cette dernière ? On a vu pire et à plus grande échelle lorsque les Américains de la CIA ont "inventé" et armé les "Talibans" contre les Soviétiques de 1980 à 1990 en Afghanistan, puis contre les Serbes en 1992 en Bosnie. Les meurtres épouvantables des petits mômes àToulouse ne seraient-ils qu'un "dégât collatéral" ?
- Sans, paraît-il, qu'il y ait de rapport de cause à effet (?), le flingage de Merah a été suivi d'une vague d'arrestations dans les milieux islamistes extrémistes, eux aussi "bien connus des services de police" à Nantes, Lyon et autres lieux. À Lyon, ils devaient enlever un magistrat M Lévy, mais "pas tout de suite" selon un communiqué de la chancellerie ou de la police.
Pour résumer, ces milieux islamistes auraient envisagé l'éventualité de programmer l'enlèvement de M Lévy ... et on dit que la police est mal faite ! Conclusion :
- Si Mohamed Merah n'avait pas existé, il aurait fallu l'inventer !
- Cela étant, quels sont les responsables d'une société qui transforme des jeunes frimeurs en tueurs fous et qui, faute de dignité, ne leur donne que la Religion comme os à ronger ?
Voir post-scriptum du 5 avril suivant. |
|   4 avril 2012Monsieur X, directeur de la Prestigieuse grande École de Sciences Politiques de Paris, vient de décéde à New York. Seul, au jour de son décès, l'abbé Pierre a reçu un tel tombereau d'éloges, les élèves de "Sciences-Po" étaient en larmes. C'est normal, ce monsieur a modernisé et démocratisé, il y a une dizaine d'années, son établissement : non seulement il a accueilli des élèves étrangers (que fait Sarko ?), mais, également, il a ouvert l'école aux "djeuns" des "quartiers défavorisés" qui, de par leur origine sociale, leurs conditions de logement et je suppose, mais ce n'est pas précisé, les revenus de leurs géniteurs, n'avaient pas accès à une certaine "culture générale" dont les autres "djeuns" des "beaux quartiers" pouvaient bénéficier. Bravo donc ! Sauf erreur de ma part, dans la logique de cette "démocratisation", l'épreuve de "culture générale" est supprimée ou va l'être incessamement dans le concours d'entrée. Bravo une fois de plus : seule compte "l'industrie culturelle", faut pas confondre ! Notre société aura les "élites" qu'elle mérite.
PS : Loin s'en faut, je ne suis pas issu d'un "milieu favorisé". Je me souviens, il y a une bonne cinquantaine d'années, jeune ingénieur, je travaillais dans une importante société d'ingéniérie technique, officiant dans le génie civil. Cette boîte disposait d'un "pool" de sténo-dactylos indispensables pour taper à la machine les nombreux courriers et rapports que nécessitait notre activité. Un jour, même non syndiquées, ces jeunes femmes ont estimé, probablement à raison, que leur activité méritait meilleures conditions de travail et meilleur salaire. Dans ce contexte, elles ont noté leurs revendications, meilleur salaire bien sûr, et d'autres dont j'ignore le détail, mais entre autres, la fourniture de blouses permettant de protéger leurs effets personnels. Reçues par la Direction, le "problème" des blouses a reçu un bon accueil, quant aux salaires ... !
Je ne sais pourquoi cet incident me fait un peu penser aux programmes de nos candidats à la Présidence de la République, notamment celui de MMe Joly qui vient de m'être distribué sur la voie publique. En caricaturant, ce dont je m'excuse, j'ai l'impression de lire un "inventaire à la Prévert" où l'essentiel est noyé au milieu d'une grande quantité d'autres promesses. Ainsi dans le cas particulier, l'essentielle lutte contre la spéculation financière par la levée du "secret bancaire" vient après le droit au mariage entre homosexuels ou le droit à l'adoption pour ces derniers. Je gage qu'en cas d'élection, le premier point passerait vite aux oubliettes !
Toujours dans le cadre de l'élection présidentielle, faut-il s'étonner qu'aucun candidat, de quelque bord qu'il soit, n'évoque le poids des dépenses militaires. Faut-il leur rappeler que selon M Jacques Attali, conseiller officieux de M Sarkozy, la supériorité économique de l'Allemagne est la conséquence de son absence d'armée ! Ainsi MMe Joly demande l'arrêt de la construction de l'EPR à Flamanville, peut-être même l'arrêt de l'activité de l'usine de La Hague, mais semble ignorer l'existence de notre base de "sous-marins nucléaires lanceurs d'engins" pourtant dans le même quartier ! |
|   5 avril au matinPost-scriptum pour la chronique 22-31 mars 2012 Information sur France-Inter : la "vague d'arrestations" de présumés terroristes a continué hier ; dans certains cas, les journalistes étaient sur place avant l'arrivée des flics ... |
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